Le roi Louis XVI soutient la franc-maçonnerie face à l’évêque de Quimper en 1776
En 1776, une affaire opposant l’évêque de Quimper, Monseigneur de Saint-Luc, à la loge maçonnique locale a conduit à une intervention royale. La franc-maçonnerie s’était implantée à Quimper dès 1763, mais avait connu des conflits internes et la dissolution de certaines loges. L’évêque Saint-Luc accusa publiquement l’ordre maçonnique d’escroquerie, de déisme et de libertinage lors d’un sermon, déclenchant une plainte et un procès intense. Face à cette violence, Louis XVI fit mutation de l’évêque pour calmer les tensions, témoignant ainsi d’une tolérance royale envers les loges maçonniques, malgré l’opposition ecclésiastique. Saint-Luc, fervent opposant et papiste, refusa initialement d’obéir, montrant les débats pré-révolutionnaires sur la liberté religieuse et d’association. Cet épisode historique révèle que treize ans avant la Révolution de 1789, les rapports entre le pouvoir royal, le clergé et les sociétés secrètes évoluaient déjà. Cette affaire est documentée dans l’étude « Les loges maçonniques de Quimper au XVIIIe siècle » par Eugène Ruault et Daniel Bernard.
La Franc-maçonnerie présentée comme un art de vivre et une méthode initiatique
Une conférence gratuite se tiendra à Rennes les 9 et 10 octobre 2026 à la salle Pélican du Jeu de Paume, dédiée à la Franc-maçonnerie en tant qu’art de vivre et science du bonheur. Trois loges maçonniques de l’OITAR de l’Ouest de la France, représentant Rennes, Saint-Malo et Nantes, proposent au public de découvrir cette école de pensée fondée au XVIIIe siècle, centrée sur la morale, la fraternité et la recherche de la vérité. La Franc-maçonnerie se caractérise par une méthode basée sur les symboles, la progression par degrés et l’écoute mutuelle, visant à un travail sur soi pour améliorer la société. La conférence sera animée par Thomas Denicourt, ancien Grand Maître Général de l’OITAR, qui décrit cette démarche comme un espace de spiritualité sans dogme et un lieu d’échange et d’enrichissement personnel. L’ordre maçonnique OITAR, mixte et adogmatique, regroupe environ 2 000 membres et œuvre pour la liberté de conscience sans position politique ou religieuse officielle. La soirée inclura une session de questions-réponses et un moment convivial pour approfondir les échanges. Cette initiative souligne la dimension humaniste et initiatique de la Franc-maçonnerie dans un contexte contemporain.
La Franc-Maçonnerie à Rennes : un chemin initiatique vers le bonheur
Le vendredi 9 octobre 2026, une conférence gratuite à Rennes met en lumière la Franc-Maçonnerie comme un art de vivre et une science du bonheur, animée par Thomas Denicourt, ancien Grand Maître Général de l’OITAR. Cette rencontre explore une approche du bonheur basée sur la connaissance de soi, le dialogue, et l’harmonie entre pensée et action, loin des recettes superficielles du bien-être. L’OITAR, ordre maçonnique mixte et adogmatique, propose un chemin initiatique fondé sur le Rite Opératif de Salomon, valorisant la transformation intérieure à travers le symbolisme et la liberté de conscience. Thomas Denicourt souligne que la Franc-Maçonnerie offre un espace de calme et d’enrichissement spirituel, distinct des dynamiques de pouvoir et compétition. Le lieu choisi, le Jeu de Paume à Rennes, témoigne d’une tradition vivante qui cherche à transmettre sans figer. Le bonheur maçonnique se conçoit comme une quête exigeante, une œuvre en devenir qui invite à accueillir l’incertitude, reconnaître ses faiblesses et respecter la diversité. Au-delà d’une simple réflexion, l’initiation maçonnique enseigne une pédagogie de la liberté intérieure et de la responsabilité personnelle. Cette conférence souligne que la Franc-Maçonnerie vise à aider chacun à devenir un acteur du bonheur, pour soi et pour les autres, par une transformation constante et fraternelle. source
Actualités récentes sur la franc-maçonnerie : laïcité, compagnonnage et scènes mondiales
Au cours de la semaine, plusieurs événements majeurs ont marqué la franc-maçonnerie à travers le monde. En France, le Grand Orient met l’accent sur la laïcité et l’école avec des débats publics et un hommage prochain à Samuel Paty. Le concept de « juste laïcité » continue d’animer les discussions en réaction à un discours du pape Léon XIV. Guillaume Trichard, grand maître du GODF, observe un intérêt croissant des jeunes pour la franc-maçonnerie. La Fédération du Droit Humain met en ligne une conférence portant sur la résilience européenne et les enjeux contemporains. En parallèle, la Grande Loge de France poursuit un cycle de conférences publiques pour favoriser le dialogue avec le public. Le débat sur la neutralité à l’hôpital s’invite devant la justice avec une affaire de port du calot par une infirmière.
Dans le domaine du compagnonnage, une exposition à Tours valorise la place des femmes, avec une rencontre à venir avec Lucie Branco, première femme compagnon. La Confédération des compagnonnages européens célèbre ses 75 ans à Samoëns, mettant en lumière la transmission des savoir-faire. À l’international, plusieurs actualités concernent les relations parfois tendues entre l’Église et la franc-maçonnerie en Italie, des actes antimaçonniques en Belgique, ainsi que des évolutions dans les obédiences portugaises et russes. En Lettonie, un musée mondial de la franc-maçonnerie ouvre ses portes à Riga. En Océanie et aux Amériques, la franc-maçonnerie s’implique dans des actions culturelles, humanitaires et éducatives.
Ces événements illustrent la vitalité et la diversité de la franc-maçonnerie aujourd’hui, entre engagement social, débats d’idées, préservation du patrimoine et ouverture au public. Cette revue hebdomadaire présente un panorama des enjeux et initiatives qui traversent les obédiences à l’échelle mondiale. source
Marcel Laurent réinvente la Franc-Maçonnerie en recentrant le Rite sur le cœur et la transformation intérieure
Dans son ouvrage « Remaçonnifier la Franc-Maçonnerie », Marcel Laurent propose une refondation de la Franc-Maçonnerie en insistant sur l’importance du Rite comme épreuve de vérité personnelle plutôt que comme simple formalité. L’auteur, fort de près d’un demi-siècle d’expérience maçonnique, invite à revenir au centre du Rite, où symboles, transmission et fraternité doivent devenir des forces de transformation intérieure. Il souligne que chaque franc-maçon doit considérer sa propre pierre brute, c’est-à-dire ses défauts et ses obstacles intérieurs, et non se focaliser sur ceux des autres. Marcel Laurent défend aussi un équilibre entre tradition, liberté, spiritualité et laïcité au sein de la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité (GLCS), qu’il a fondée, en valorisant la mixité et un théisme philosophique ouvert. Il met également l’accent sur la nécessité d’une transmission vivante, où la progression initiatique s’appuie sur une pédagogie respectueuse et un rôle exemplaire des anciens. Enfin, il invite à porter l’engagement maçonnique au-delà du Temple, dans la vie quotidienne, en cultivant la fraternité authentique et une lumière disponible face aux défis du monde contemporain. Ce livre, riche mais parfois répétitif, représente un bilan spirituel et un appel à une pratique maçonnique plus sincère et vivante. source
La Franc-Maçonnerie canadienne pourrait prochainement s’intégrer aux valeurs européennes
L’Alliance Maçonnique Européenne et la Grande Loge ANI du Canada ont publié un communiqué commun en réaction à la proposition de l’Union européenne d’accueillir le Canada comme premier membre associé. Cette initiative dépasse le cadre diplomatique pour affirmer une communauté profonde de valeurs partagées telles que la liberté de conscience, la liberté d’expression, le respect de la dignité humaine, la démocratie et la solidarité. Ce rapprochement revêt une signification particulière pour la franc-maçonnerie libérale canadienne, surtout présente au Québec, francophone, qui perpétue une tradition européenne sur un continent majoritairement anglophone. Le communiqué souligne l’importance de la liberté d’expression dans un climat de respect et de tolérance, insistant sur la nécessité de renforcer les échanges maçonniques transatlantiques. Face aux défis actuels géopolitiques, sociaux et environnementaux, il promeut un dialogue ouvert comme moyen privilégié de progrès humaniste. Enfin, ce partenariat repose sur la conviction que la liberté, la démocratie et la fraternité dépassent les frontières nationales, marquant une volonté d’unité et de coopération entre l’Europe et le Canada.source
